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Emile Gilioli ( Paris, 1911-1977 )



Emile Gilioli ( Paris, 1911-1977 )

Décor pour assiettes Diane, 1971.

 

Emile Gilioli suit des cours à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice. A 17 ans, il travaille chez un artisan sculpteur et à 19 ans, il passe son concours d’entrée à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et intègre l’atelier du sculpteur Jean Boucher. Le hasard de sa mobilisation à Grenoble en 1939, la rencontre avec le conservateur du Musée de Grenoble, lui permettent de connaître les cubistes et notamment le peintre Pierre Closon, l’un des rares artistes français à avoir pris part aux débuts de l’aventure abstraite. Gilioli revient à Paris en 1945 ; il se lie à Poliakoff et Deyrolle et prend sa place dans la jeune école abstraite de Paris. Il participe activement à toutes les expositions de la jeune sculpture, en France et à l’étranger. Sa première exposition personnelle a lieu à Grenoble, en 1945. Très tôt, il accédera à la commande publique, notamment en Isère. On se doit de remarquer que l’oeuvre de Gilioli est d’une unité remarquable, tant dans la forme, la matière que dans la façon. La forme tournant toujours autour de l’idéalité de l’œuf ou du galet poli, la matière, celle de l’ouvrier qu’il restera toujours, la façon, polie, lissée, jusqu’au miroir, celle de l’artisan de la bonne manière qu’il restera toujours. Gilioli dit : La plus belle des sculpture, c’est le ciel. Gilioli ou la recherche de l’idéal.
Pour la Manufacture nationale de Sèvres, il crée quatre décors de petit feu pour l'assiette Diane en 1971, ainsi qu'un décor de vase.