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Mousse de Sèvres,
José Lévy



4 septembre – 3 octobre 2009
 
Galerie de la Manufacture à Paris
Vernissage le jeudi 3 septembre
 
Le Vase à la perruche bleu, José Lévy
 
La Manufacture nationale de Sèvres présente, du 4 septembre au 3 octobre 2009, dans sa galerie parisienne, les sculptures en biscuit de porcelaine de José Lévy. En collaboration avec les ateliers de Sèvres, José Lévy a conçu une série de pièces uniques comme « un hommage à Sèvres, à la mémoire de la Manufacture » dont l'univers le fascine.
L'artiste a choisi des objets-archétypes dans les collections. « On les imagine, oubliés dans les jardins... On les retrouve partiellement envahis d'une «  mousse de Sèvres » : pastillages emblématiques du vocabulaire bucolique utilisé par les ateliers à travers le temps, microcosmes qui tiennent du monde magique poétique, éléments sous dimensionnés, modifiés et comme fossilisés en porcelaine et biscuit... ».
 
La mousse, les mutations sur chaque pièce composent un monde complexe, étrange qui oblige à s'approcher, voire se pencher, pour voir et comprendre. Cette « mousse de biscuit blanc », cachée dessous, dedans, dessus gagne les surfaces des assiettes, des vases, des rochers et participe de l'effet mystérieux et légèrement fantomatique de l'objet.
 
Ces sculptures fascinantes et foisonnantes sont le fruit de la rencontre entre l'univers formel de Sèvres et celui de José Lévy : à partir de dessins et de directions très précises de l'artiste, l'atelier de moulage-reparage a effectué un formidable travail d'interprétation et de composition, en moulage direct et en pastillage.
 
C'est aussi l'hommage d'un artiste libre, inventif, polymorphe et inattendu à la mémoire de Sèvres, qu'il considère comme « le fleuron de la tradition des arts appliqués à la française, mais aussi des hommes talentueux, détenteurs d'un savoir faire séculaire(...). D'une part l'excellence et de l'autre, la modestie, le travail des artisans ; d'une part l'exceptionnel et de l'autre le quotidien, la somme des deux faisant la Manufacture. »
 
C'est donc comme point d'orgue de cette collaboration que la galerie de la Manufacture, située au coeur de Paris, accueille et diffuse cette série de 34 pièces uniques.
 
Un livre bilingue français-anglais, composé d'un texte de la critique Catherine Geel et des photographies du collectif suisse Körner Union, co-édité par la Manufacture nationale de Sèvres et Beaux-Arts Editions accompagne l'exposition.
 
Vase Dragon beige, José Lévy
 


 
Galerie de la Manufacture nationale de Sèvres à Paris
4 Place André Malraux, 75001 Paris

Ouvert de 14 h à 19 h les lundi et samedi
et de 11 h à 19 h du mardi au vendredi
Tél : +33 (0)1 47 03 40 20
 
Contacts presse :
Station Service
Jean-François Soler
Tél. : +33 (0)6 08 88 77 11
jfsoler@stationservice.fr
 

 
Né à Paris, José Lévy débute sa carrière en totale rupture avec les codes des années 90, qui exaltent alors les valeurs des années 80 ; ses collections s'inspirent de Tati, Modiano ou Demy et lui assurent une visibilité immédiate et une audience internationale. Il obtient plusieurs prix dont celui de la Ville de Paris et expose à la fondation Cartier. En 13 ans, il impose ainsi son univers sur la scène de la mode masculine avec sa maison et s'affirme à la fois comme un coloriste hors pair et un tailleur au regard précis. Dans le même temps, il enchaîne des collaborations extérieures marquantes en dirigeant le style de Holland & Holland, de Nina Ricci, de Cacharel et d'Emanuel Ungaro.
Désireux de s'adresser au plus grand nombre, José Lévy signe également des collaborations avec Monoprix, La Redoute ou André. Créateur libre et curieux, éclectique et concentré, il a toujours illustré son regard très personnel en collaborant depuis le début de sa carrière avec de nombreux artistes, photographes et plasticiens, architectes ou musiciens. Depuis 2007, il se consacre désormais totalement à ce travail de création transversale, entre arts plastiques et arts décoratifs. Il expose en 2009 chez Emmanuel Perrotin, Tools. En exprimant son univers, José Lévy aime exhumer les souvenirs, les traces du passé, les archétypes, les racines des Maisons qu'il rencontre pour en jouer et y poser un regard respectueux mais libre et distancié - mêlé d'hybridations, de mutations et d'accouplements subversifs, grinçants et naïfs à la fois.

 
Le rocher au cheval tilleul, José Lévy
 
 

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