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Hommage à Pierre-Adrien Dalpayrat



Du 1er décembre 2010 au 31 janvier 2011
 
Exposition dans l'espace Actualités
Accès libre

 


 
Du 1er décembre 2010 au 31 janvier 2011, un hommage est rendu à Pierre-Adrien Dalpayrat (Limoges, 18 avril 1844 / Limoges, 10 août 1910) une des grandes  figures de la céramique française de la fin du XIXe siècle, dont on célèbre le centième anniversaire de la disparition.
 
Pierre-Adrien Dalpayrat a créé une œuvre qui se situe au croisement de valeurs esthétiques venues de l'Extrême-Orient et de celles exprimées par l'Art Nouveau. Ses travaux sur la couleur à l'imitation de la Chine l'ont rendu célèbre de son vivant.
Une trentaine de pièces en grès flammés, des années 1880 à 1905 sont présentées dans l'espace Actualités de la Cité. Conservées dans les collections de Sèvres – Cité de la céramique, elles n'ont pas été exposées depuis les années 60.
 
Par ailleurs, des œuvres chinoises des collections viennent compléter cette présentation afin d'illustrer la quête du rouge mythique des Chinois, dit sang-de-boeuf, lequel fascina littéralement tous les céramistes de la seconde moitié du XIXe siècle. Celui-ci était connu depuis qu'Alexandre Brongniart, le directeur de la Manufacture de Sèvres, s'était fait envoyer des échantillons de rouges par un missionnaire, le père Ly, en 1844. Pierre-Adrien Dalpayrat sut en percer le secret.
 
Cette présentation constitue le premier volet d'un travail de mémoire consacré aux grandes figures de la céramique du XXe siècle.
 

Biographie

 
Pierre-Adrien Dalpayrat
 
Après avoir appris la peinture sur porcelaine dans sa ville natale, Pierre-Adrien Dalpayrat exerce pendant plus de vingt ans une carrière de peintre itinérant dans plusieurs fabriques : à Bordeaux, Limoges, Valentine, Toulouse, Monaco et Menton.
En 1890, il choisit de s'installer à Bourg-la-Reine en tant que céramiste indépendant et s’associe, de 1893 à 1900, avec Adèle Lesbros qui lui apporte son soutien financier. Aidé d'une quinzaine d’employés et de trois de ses fils, il va réaliser alors les grès - plus rarement les porcelaines - flammés qui le rendront très vite célèbre.
 
Les céramiques de Dalpayrat sont exposées, tant en France qu’à l’étranger, lors de nombreuses manifestations parmi lesquelles des Expositions Universelles et le Salon de la Société nationale des Beaux-Arts. Elles sont par ailleurs proposées dans de prestigieuses galeries privées, en particulier celle de Georges Petit.
À l’Exposition Universelle de Paris de 1900, où il présente notamment deux vases de près de deux mètres de hauteur, Dalpayrat remporte une médaille d’or. Cette même année, il est décoré de la Légion d’Honneur.
Mais alors que les pièces de Dalpayrat avaient dès leur apparition rencontré un succès commercial immédiat, et malgré une production de faïences décoratives traditionnelles, des difficultés économiques se font sentir. Contraint de cesser son activité en 1905, Dalpayrat se retire dans sa ville natale où il se consacre à la peinture.
 

Le rouge Dalpayrat

 
Le rouge Dalpayrat apparaît davantage comme une matière que comme une couleur. La couleur de base est généralement un rouge sang, mais peut aussi bien être un vert, un gris ou un jaune, ou encore tout cela à la fois. Ces colorations, flammées ou non, sont le résultat de variations subtiles dans les proportions et la cuisson d'une formule dont la base repose sur le seul cuivre. La critique a judicieusement parlé à leur sujet de couleurs éclaboussées, d'éclat fulgurant et de mille étincelles éternisées.
 

Son œuvre

 
L’œuvre de Dalpayrat est essentiellement composée de vases aux formes fluides, mouvementées, parfois ornés de reliefs si forts qu’on pourrait les apparenter à des sculptures. Dalpayrat a, au demeurant, transposé en terre les modèles d’éminents sculpteurs dont il s’assura la collaboration : Voisin-Delacroix, le premier et le plus proche, puis d’autres comme Jean Coulon, Rupert Carabin, Maurice Dufrêne ou Constantin Meunier.
Dans le choix de certains sujets, Dalpayrat fait preuve de tendresse, avec des têtes d’enfants, de sensualité, avec des nus féminins souples et puissants mais dans d’autres, tels que Tête de Barbare coupée ou Cœur dévoré par un animal, il laisse entrevoir des penchants peut-être plus morbides.
 

Principales marques d'Adrien Dalpayrat

 
Pierre-Adrien Dalpayrat - marque Pierre-Adrien Dalpayrat - marque
 

Exposition

 
Exposition dans l'espace Actualités, ouverte tous les jours sauf le mardi, de 10 h à 17 h (sauf le 25 décembre et le 1er janvier).
Accès libre.
Commissaires : Florence Slitine chargée d'études et de recherches, en ce qui concerne Pierre-Adrien Dalpayrat et Christine Shimizu, conservateur en chef du patrimoine, pour la Chine et la quête occidentale de la couleur sang-de-boeuf.
 
Pierre-Adrien Dalpayrat
 
Sèvres – Cité de la céramique
2 place de la Manufacture 92310 Sèvres
Tél : +33 (0)1 46 29 22 00
Fax : +33 (0)1 46 29 22 08
 
Accès :
T2 Val de Seine (arrêt « Musée de Sèvres »)
Métro ligne 9 (arrêt « Pont de Sèvres »)
Autobus au pont de Sèvres : 169, 179, 279, 171, 26 (1er arrêt après le pont « Musée de Sèvres »)
Parking : stationnement des véhicules sur les parkings place de la Manufacture et tramway.
 

Visite des collections

 
Gratuité tous les premiers dimanches de chaque mois et pour les jeunes de moins de 26 ans de la Communauté européenne.
Droits d'entrée : 4,50 € plein tarif, et 3 € tarif réduit
Majoration de 2 € pendant les exposition temporaires.  
 

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