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L'instantané des archives : les plaques de verre



Les plaques de verre utiles à l'identification des œuvres
 
Le service des collections documentaires de la Cité de la céramique a entrepris le traitement de plus de 2 000 négatifs sur verre. Ces négatifs, communément appelés plaques de verre, constituent des documents très importants pour l'histoire de la Cité et de ses collections.
 
Les plaques de verre retrouvées, datent essentiellement du début du XXe siècle et représentent les salles d'expositions et les vitrines du musée. Ces clichés ont été pris pour illustrer Le Guide du visiteur de Georges Papillon, publié en 1909. Ils ont également été utilisés pour la production de cartes postales de la Manufacture.
 
D'autres présentent des céramiques anciennes et des vues des salles du musée en 1948. Cette date emblématique est celle de la réouverture du musée, après les travaux réalisés à la suite des bombardements de 1942.
 
Le procédé appliqué pour le développement des négatifs sur plaque de verre utilise un mélange de gélatine, de bromure de potassium et de nitrate d'argent comme « liant ». Cette méthode s'est popularisée rapidement car la substance utilisée augmente la sensibilité de l'image, est rapidement développable, tout en étant facilement conservable. Les plaques de verre ont ainsi contribué à l'essor de la photographie.
 

L'utilisation historique et pratique des plaques de verre
 
Outre leur usage premier, les négatifs sur plaques de verre permettent de connaître la muséographie ancienne des salles d'exposition et leur décoration monumentale. Les différences de qualité entre les négatifs grands formats sur plaques de verre et leurs tirages sont saisissantes, à tel point que les plaques de verre peuvent également servir à identifier certains éléments de l'image non perceptibles sur les tirages.
 
Plaque de verre, salle du musée XIXe avec vase Macao
Salle d'exposition des collections de l'Extrême-Orient, plaque de verre
 
Sur le tirage positif ci-dessus, on peut apercevoir des objets qui ornent la salle d’Extrême-Orient (deuxième étage du musée) dont le cartel du vase de gauche est illisible. Pourtant sur la plaque de verre originelle, on peut discerner le cartel. Cette information peut sembler anecdotique, mais elle revêt en réalité une importance capitale pour l'identification de l'objet. En effet, au fur et à mesure des restaurations, les objets, cartels et moyens d'identification s'effacent ; tant et si bien que certains objets restent non identifiés ou difficilement identifiables.
Dans ce cas précis, la plaque de verre a permis de reconnaître l’œuvre, comme étant le Vase de Macao réalisé à la Manufacture nationale de Sèvres en 1873.
 
Par extension, la numérisation des négatifs grands formats et sur supports en verre permet de travailler une image de haute qualité ; au service des Musées de France, elle a par ailleurs contribué au travail de reconnaissance d'œuvres spoliées durant la seconde guerre mondiale.
 
Les informations peuvent être vérifiées grâce à l'inventaire du musée. Il permet d'avoir des informations supplémentaires sur le Vase de Macao, dont les décors ont été réalisés par deux artistes : les fleurs peintes par Eugène Charles Cabau, peintre à la Manufacture de Sèvres de 1847 à 1885 et les dorures par Achille Louis Bonnuit, peintre décorateur à Sèvres de 1858 à 1893.
 

Pour de plus amples informations :
 
Département du patrimoine et des collections,
Service des collections documentaires
ressources.documentaires@sevresciteceramique.fr
 
La salle de lecture qui permet de consulter les collections documentaires, les archives et la bibliothèque est accessible tous les jours, du lundi au vendredi, de 14 h à 17 h30 sur rendez-vous.
Tél. :+33(0)1 46 29 22 50
 

 
 
 


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